Textes de la dictée en ligne du 22/01

Dernière mise à jour : 30 juil.

Ce samedi a eu lieu la dictée en ligne Skoolup !


Vous trouverez en pièce jointe les deux textes qui ont été vus, ainsi qu'un texte supplémentaire (pour les plus grands !)



Vous pouvez ainsi continuer à pratiquer la dictée chez vous ou la découvrir si vous n'avez pas pu être présents samedi :)



N'hésitez pas à nous poser vos questions !


Skoolup propose un bilan pédagogique en ligne pour savoir où en est votre enfant et aborder la 2nd partie de l'année sereinement !



DICTÉE 1 : Extrait d'Avant l'orage, Marcel Pagnol.


Des nuages violets passaient sur nos têtes, et la lumière bleuâtre baissait de minute en minute, comme celle d'une lampe qui meurt. Je n'avais pas peur, mais je sentais une inquiétude étrange, une angoisse profonde, animale. Les parfums de la colline étaient devenus des odeurs et montaient du sol, presque visibles. Plusieurs lapins passèrent, aussi pressés que devant les chiens, puis des perdrix surgirent sans bruit du vallon, et se posèrent à trente pas sur notre gauche...





DICTÉE 2 : Jean-Paul Sartre, Les Mots.


Un jour — j'avais sept ans — mon grand-père n'y tint plus : il me prit par la main, annonçant qu'il m'emmenait en promenade. Mais, à peine avions-nous tourné le coin de la rue, il me poussa chez le coiffeur en me disant : « Nous allons faire une surprise à ta mère. » J'adorais les surprises. Il y en avait tout le temps chez nous. Cachotteries amusées ou vertueuses, cadeaux inattendus, révélations théâtrales suivies d'embrassements : c'était le ton de notre vie.





DICTÉE 3 : M. Proust, Du côté de chez Swann, 1re partie, 1913


Longtemps, je me suis couché de bonne heure. Parfois, à peine ma bougie éteinte, mes yeux se fermaient si vite que je n’avais pas le temps de me dire : « Je m’endors. » Et, une demi-heure après, la pensée qu’il était temps de chercher le sommeil m’éveillait ; je voulais poser le volume que je croyais avoir encore dans les mains et souffler ma lumière ; je n’avais pas cessé en dormant de faire des réflexions sur ce que je venais de lire, mais ces réflexions avaient pris un tour un peu particulier ; il me semblait que j’étais moi-même ce dont parlait l’ouvrage : une église, un quatuor, la rivalité de François Ier et de Charles Quint.



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